LA LETTRE DE R

LA LETTRE DE R.E.V.E.I.L.     9 - 8 septembre  2008

 

Sommaire

Résister, réagir, transformer. 1

La semaine de 4 jours. 2

L’école maternelle. 3

Groupes de travail sur les finalités de l’éducation et l’éducation des très jeunes enfants (0-3 ans et 3-6 ans). 4

L’ère du mépris : lettre ouverte d’une Institutrice au Ministre. 5

Colloque du 4 octobre 2008 à Boulogne. 6

Colloque FERNAND OURY Les 1 et 2 Novembre 2008. 7

En quoi la réciprocité construit-elle des solidarités ?. 9

La question des langues. 9

Informations : 10

Un plaisir de collège : 10

Un dossier sur l'adolescence. 10

Transformer l'école. 10

Dialogue N° 128 « Handicapés ou "autrement capables" ? Histoire d’intégration ». 11

Pratiques Freinet en maternelle : des témoignages vivants sur DVD.. 11

Aux marges de l’écriture. 11

Formation à l’animation d’écriture. 11

Pédagogie: le devoir de résister 12

Au secours ! Sauvons notre école ! 13

L’Ecole des roseaux se présente sur Internet : 14

Quelques rappels…... 14

***

Résister, réagir, transformer.

 

REVEIL est une association-réseau apolitique, c'est-à-dire indépendante de tout parti politique, mais qui défend des valeurs humanistes, démocratiques, de justice et de fraternité, qui sont celles de tous les mouvements d’éducation nouvelle et de tous les grands pédagogues dont, avec eux, nous nous réclamons. Nous ne pouvons donc être indifférents à la marche du monde et tout spécialement aux politiques d’éducation menée dans notre pays. L’éducation est un acte politique au sens propre du terme en ce sens que toute conception de l’éducation, toute action éducative, se réfèrent à un projet de société, implicite ou explicite.

Les « réformes » entreprises par le gouvernement actuel dans tous les domaines, mais singulièrement en matière d’éducation, forment un tout cohérent qui répond à un projet de société qui n’est pas le nôtre. Nous devons résister par tous les moyens dont nous disposons, sans nous leurrer sur leur efficacité à court terme. Les « réformes » sont imposées par un gouvernement qui tend à verrouiller le système tant par des manœuvres autoritaires (interventions directes dans les médias, occupation quasi permanente des espaces d’information), politiciennes (en jouant sur le carriérisme de certains, sur les divisions de l’opposition…), et souvent démagogiques (primes diverses à certains, amélioration des fins de carrière pour d’autres, « libération » du samedi, etc.).

Nous devons aussi réagir : notamment en mettant en commun nos idées, nos informations et, à chaque fois que nous en aurons la possibilité, coordonner nos actions à travers nos réseaux. Nous ne devons pas nous contenter de dénoncer, de déplorer, de faire des déclarations (nécessaires mais insuffisantes si elles ne débouchent pas sur des actions). En gardant bien à l’esprit qu’informer, rectifier les fausses informations, apporter des éléments de réflexions à nos compatriotes, les inciter à « penser autrement », à prendre conscience des paradigmes qui nous enferment dans des manières de penser paralysantes ou/et obsolètes, sont des actions souvent prioritaires parce qu’elles conduisent à agir, à réagir concrètement.

Mais surtout, nous devons utiliser les marges de manœuvre dont nous disposons pour transformer certaines mesures imposées en opportunités positives pour l’avenir. Utiliser les interstices de liberté dont nous disposons malgré tout (la démocratie est certes relative, mais nous ne sommes tout de même pas dans un régime dictatorial). Nationalement, le gouvernement dispose de tous les pouvoirs, politiques, administratifs et souvent médiatiques, mais « territorialement » il nous reste des espaces d’action.

Je vais m’attacher ici à deux domaines : la semaine des 4 jours à l’école primaire et l’école maternelle.

La semaine de 4 jours.

Xavier Darcos a « libéré » le samedi matin à l’école primaire ! Nombreux sont les parents à s’en réjouir. Idem pour les enseignants, d’ailleurs. C’est une mesure sans doute irréversible. Cela entraîne une diminution globale du nombre d’heures de classes annuelles : faut-il s’en plaindre ? Pas sûr : là, comme ailleurs, la quantité n’est pas garante de la qualité.

Les médias ont aussitôt titré : généralisation de la semaine de 4 jours ! Il faut nuancer : la durée de la semaine de classe a été ramenée de 26 à 24 heures (pour les enfants) – comme elle avait été ramenée de 30 à 27 au début des années 70. Certes, le décret de mai 2008 indique que ces 24 heures seront réparties en 4 journées de 6 heures, mais il prévoit aussi la possibilité de dérogations à demander à l’I.A. si le conseil d’école et les élus les estiment nécessaires pour le bien des enfants. 

La présentation du décret est un peu complexe, puisque de nombreux passages ne sont que des modifications ou suppressions de dispositions du décret de septembre 90. De ce fait, la lecture n’en est pas aisée. Il n’en reste pas moins que certaines écoles répartissent ces 24 heures sur 4 jours et demi : il serait intéressant de prendre contact avec elles et de connaître les solutions choisies ; merci à nos lecteurs qui en connaîtraient de bien vouloir nous mettre en relation avec elles. On pourrait même imaginer 5 jours…

Dans ce cas, la réforme Darcos (du moins cette mesure) permet de réduire quelque peu la durée de la journée de classe ce qui est une mesure très positive pour les enfants ! Un (petit) pas vers une révision complète des rythmes scolaires : rappelons que dès 1946, le plan Langevin Wallon préconisait une modulation du temps de classe selon les âges (cf. http://assoreveil.org/plan_l-w.html )[1]. Il reste du chemin à parcourir, mais ne désespérons pas !

Au passage, remarquons que si les enfants en difficultés scolaires sont astreints à suivre des cours supplémentaires durant les 4 jours de classe, on entre dans l’illégalité puisque la journée de classe est limitée à 6 heures en primaire ! Il est vrai qu’avec les devoirs du soir (pourtant interdit depuis 1956 !) la journée de classe des enfants du primaire dépasse déjà largement les 6 heures.

Mais revenons à l’organisation de la journée et de la semaine à l’école primaire.

Les principales critiques adressées à la semaine des 4 jours « sèche » - en dehors de la longueur des journées de classe, non spécifiques de cette semaine - portent sur les heures ainsi « libérées » -. Si certains parents en profitent pour proposer des activités culturelles et sportives variées à leurs enfants (avec les risques de surdose et d’apprentissages contraignants non choisis par les enfants, parfois…), pour de nombreux enfants, particulièrement pour ceux qui se trouvent en difficultés scolaires, cela signifie passer plus d’heures devant la télévision et/ou être abandonnés à eux-mêmes. S’il est important que les enfants puissent disposer de plages horaires pour jouer – ou même pour ne rien faire, il est aussi important qu’il puisse avoir accès à des activités culturelles et sportives variées en dehors des heures de classe dans des contextes détendus. Ce que l’on regroupe classiquement dans les temps péri et extrascolaires.

Des expériences ont montré tout l’intérêt qu’il y avait à proposer de telles activités surtout lorsqu’elles sont en synergie avec les activités scolaires. En 1996/1999, certaines écoles (ou groupes d’écoles, parfois) ont pu ainsi expérimenter librement un « aménagement du temps de l’enfant » dans le cadre des sites pilotes patronnés par le Ministère de la jeunesse et des sports de l’époque. En 1999, quelques monographies ont été réalisées à la demande de Philippe Meirieu, alors directeur de l’INRP. L’une d’elle, concernant l’école de Perrier et rédigée sous l’égide du rectorat de Clermont Ferrand, est toujours présentée sur le site de cet Institut  à l’adresse :

http://www.inrp.fr/primaire/monographies/rythme.htm#contexte . Elle reproduit fidèlement le texte rédigé par un professeur détaché au Rectorat… sauf le sous-titre « Charte pour bâtir l’école du XXIe siècle » qui a disparu…[2]

Il ne s’agit évidemment pas d’un modèle à suivre, mais d’un témoignage datant de près de 10 ans. On devrait pouvoir faire mieux, aujourd’hui, par exemple en intégrant les deux heures de soutien scolaire à ce temps périscolaire, et donc la participation des enseignants à des activités dans un cadre non scolaire – sans que ce soit forcément une répétition pure et simple des exercices traditionnels du temps scolaire. Il y a mille occasions de lire, écrire et compter en dehors des exercices scolaires traditionnels !

L’école maternelle

«  (…) Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question, ces personnes ayant la même compétence que si elles étaient par exemple institutrice en CM2. Donc la question du préélémentaire me paraît devoir être posée, mais elle est très difficile à soulever sans immédiatement amener avec elle une tempête de polémiques et de préoccupations municipales… » Cet extrait d’un discours de Xavier Darcos devant la commission des finances du Sénat[3], signalé par une lectrice du réseau, est particulièrement édifiant à plusieurs points de vue. On trouvera plus bas la réaction indignée d’une Institutrice de CM2 qui a fait une partie de sa carrière en maternelle.

Il y aurait beaucoup à dire, chaque membre de phrase étant lourd de significations. Je ne m’arrêterai que sur le souci exprimé par le Ministre du bon usage des crédits de l’Etat : en clair, cela signifie que l’école maternelle coûte plus cher à l’Etat qu’une simple garderie qui, selon lui, serait amplement suffisante pour les jeunes enfants. Le hic étant que ces garderies relèvent des municipalités et que, pour l’instant au moins, il est difficile de charger celles-ci de ce fardeau financier, ce qui, pourtant arrangerait bien l’Etat ! Le Ministre ne fait donc que (se) poser la question… pour l’instant. Mais l’intention est claire : là encore, l’Etat doit se désengager, se décharger de tout ce qui ne touche pas la sécurité (l’armée et la police[4], les deux piliers du pouvoir) sur les collectivités locales quand cela coûte de l’argent, sur le privé quand ça peut en rapporter.

Face à ce qui, là encore, s’inscrit dans un projet de société qui n’est pas le nôtre, il faut résister, réagir, mais aussi tenter de transformer les mesures néfastes en utilisant, comme dans les arts martiaux, la force de l’adversaire.

Défendre les services publics, certes, et même plus vigoureusement que ce qui se fait actuellement. Mais aussi s’approprier ces services publics lorsque cela est possible et utile. Et pour cela nous dégager des paradigmes étroits du centralisme mis en place par des monarques qui entendaient avant tout s’assurer un pouvoir absolu sur l’ensemble du pays (de Philippe Auguste à Napoléon 1er en passant par Louis XIV[5]). Ce centralisme est à l’origine du culte de l’élitisme qui empêche la construction d’une démocratie vivante et favorise l’oligarchie ; il déresponsabilise les citoyens en les transformant en clients dépendants de l’Etat, qui n’ont pour seule arme que la revendication – souvent vaine devant des pouvoirs déterminés lorsque l’Etat se désengage (l’actualité fourmille d’exemples, hélas).

La marge est parfois étroite, mais elle existe et s’il faut prendre garde aux dérives, déformations, exploitations dont nos projets peuvent être l’objet de la part des tenants du néolibéralisme économique actuel et du « moins d’Etat », ce n’est pas une raison pour y renoncer. Je rappellerai simplement que lorsque Marie-Danielle Pierrelée lança son « manifeste pour une école créatrice d’humanité » dont l’un des volets demandait la création d’au moins un établissement scolaire pionnier par département, Alain Madelin bondit sur l’idée et en réclama des milliers pour la France : c’était, dans son esprit, un moyen d’affaiblir l’éducation nationale en la divisant et d’ouvrir ainsi la porte à son démantèlement. Plusieurs syndicats d’enseignants tombèrent dans le panneau et combattirent violemment les porteurs de projets qui se situaient dans la ligne du Manifeste de Marie Danielle Pierrelée. Finalement, le conservatisme l’emporta et étouffa les initiatives innovantes qui auraient pu être les germes d’un changement de cap salutaire de notre Ecole.

Que le gouvernement actuel ait le projet de détruire l’école maternelle telle qu’elle fut pensée par de grandes pédagogues comme Pauline Kergomar et Maria Montessori doit nous conduire à réagir, mais pas à nous contenter de conserver l’existant (qui a déjà subi de graves dérives avec la primarisation dont l’école maternelle a été l’objet au cours des trente dernières années.)

Il faut à la fois revenir aux sources de cette Ecole maternelle, création originale qui fut longtemps un modèle pour le monde entier, mais aussi repenser totalement les structures éducatives concernant les premières années de la vie.

Xavier Darcos a le plus grand mépris pour les enseignantes de cette école, mais aussi pour les sciences humaines qu’avec quelques groupuscules ultraréactionnaires il accuse d’être les fossoyeurs de l’école française. A nous de faire connaître au contraire les travaux des chercheurs universitaires et des praticiens chercheurs qui ont fait considérablement progresser nos connaissances sur le développement des jeunes enfants et des riches expériences accumulées tout au long du 20e siècle. Saluons à ce propos les 4 DVD réalisés par l’ICEM dans des classes maternelles (voir plus bas).

Une fois encore, je rappellerai le plan de réformes publié en 1946, qui porte le nom de l’un des grands psychologues de l’enfance, Henri Wallon, A propos de l’Ecole maternelle, on peut y lire notamment : « École maternelle de 3 à 7 ans.

Les aptitudes des enfants y sont développées librement et sans programme, par des méthodes actives.
Remarque. - L’âge actuel d'accueil dans les écoles maternelles est de 2 à 3 ans. Si l’âge d’admission est reporté de 2 à 3 ans, selon ce qui a été proposé à la Commission, il sera indispensable, pour le bon développement intellectuel des enfants que les crèches où ils passent souvent toutes leurs journées soient pourvues de jardinières d'enfants
. »

C’est justement cette idée qui est développée par Hubert Montagner, psychophysiologiste de renommée internationale, Professeur des Universités en retraite, ancien Directeur de recherches à l’INSERM, dans son récent ouvrage, l’Arbre-Enfant[6] et dans les textes sur les maisons de la petite enfance[7] et les crèches-écoles enfantines[8] présentés sur le site de REVEIL. Il ne s’agit pas de projets « en l’air » : des contacts sont pris avec les municipalités de plusieurs villes en vue de la création de telles structures.

Je rappelle également, à ce sujet, un article écrit pour la Lettre de Réveil de mars 2006, Les enfants de 0 à 3 ans : vous avez dit « égalité des chances » ? [9]. Ce n’est évidemment pas affaiblir les écoles maternelles que de repousser l’âge d’admission à 3 ou même 4 ans, et de les faire précéder par des structures plus adaptées aux très jeunes enfants et à leurs familles (dès la naissance voire avant, comme celles décrites par Hubert Montagner). Notons que l’âge d’entrée à l’école primaire était reportée à 7 ans dans le Plan Langevin Wallon – ce qui est la règle dans plusieurs pays européens, dont la Finlande qui se classe pourtant en tête des pays industrialisés pour ce qui est des acquis scolaires et où les écarts liés aux inégalités sociales sont les plus faibles.[10]

Groupes de travail sur les finalités de l’éducation et l’éducation des très jeunes enfants (0-3 ans et 3-6 ans).

A la suite de la conférence de presse du 23 juin 2008 et sur une suggestion du Pr. Hubert Montagner, l’organisation de deux groupes de travail a été projetée au sein du réseau REVEIL. Le premier groupe essaiera d’éclaircir toutes les questions liées à la définition des finalités de l’éducation en ce début de 21e siècle compte tenu des connaissances apportées par les sciences humaines, de l’état de nos sociétés, de leur évolution actuelle et prévisibles, mais aussi en fonction des Valeurs que nous entendons promouvoir. Le second groupe travaillera, en liaison avec le Pr. Montagner, sur les questions touchant l’éducation des jeunes et très jeunes enfants : j’assurerai la coordination des échanges au sein de ces groupes et entre eux, dans un premier temps.

Plusieurs personnes ont déjà manifesté leur souhait de faire partie de ces groupes de travail ; merci aux autres personnes qui désirent se joindre à elles de me le faire savoir. Je proposerai, vers la fin du mois de septembre, un canevas de réflexion aux membres de ces deux groupes qui organiseront leurs échanges par courrier électronique. Nous pourrons envisager de nous rencontrer le 4 octobre à Boulogne, à l’occasion du Colloque organisé par le collectif Ecole : changer de cap (voir ci-dessous) pour les personnes qui participeront à cette manifestation.

Georges HERVE, septembre 2008.                

***

L’ère du mépris : lettre ouverte d’une Institutrice au Ministre

Muriel QUONIAM                                                                                                   Rouen, le 06/09/08

1 bis rue Pierre Curie

76100 ROUEN

A Monsieur Darcos,

Ministre de l’Education Nationale

 

Monsieur le Ministre,

 

Je suis très choquée par les propos méprisants que vous avez tenus lors de l’audition de la commission publique des finances au Sénat, le trois juillet dernier, vis-à-vis du travail des enseignants de petite section d’école maternelle, dont la fonction serait essentiellement de « faire faire des siestes à des enfants ou leur changer les couches ».

Cette réflexion prouve votre ignorance totale de l’école maternelle, des enfants qui la fréquentent et du personnel qui y travaille. Elle n’a pour but que d’amuser la galerie sur le dos d’une institution publique (et de son personnel) dont votre souci essentiel est de convaincre l’élu et l’électeur qu’elle doit disparaître car trop coûteuse.

Comme pour les nouveaux programmes et le reste des réformes que vous avez jusque là fait passer, vous n’argumentez pas, mais vous contentez de petites phrases, dignes du Café du Commerce, qui ont - hélas- beaucoup plus d’impact que les argumentations étayées.

 

J’entends d’ici mes collègues de petite section justifier de leur réel travail (qui n’a, entre nous, jamais consisté à changer les couches puisque la condition d’accueil en maternelle est la « propreté »…) avec vingt-cinq à trente enfants par classe. Mais est-ce utile ? Vous la connaissez, la qualité de notre école maternelle… mais vous n’avez plus les moyens de l’entretenir : il est là, le fond du problème !

« Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage !» N’est-ce pas votre maxime concernant l’école maternelle ?

 

Et puis, pour évoquer cet odieux parallèle hiérarchique que vous osez faire entre l’enseignante de petite section et celle de CM2, sachez qu’après trente ans d’enseignement en maternelle, j’ai intégré l’an dernier… un CM2, ravie que la profession m’offre cette possibilité de « reconversion », tout comme des collègues l’ont effectuée en sens inverse avec le même bonheur.  Je peux vous assurer que nous exerçons le même métier, parce que nous avons affaire à des enfants... qui n’ont pas les mêmes besoins certes, mais ont tous la même soif d'apprendre et la même jubilation face à chaque pas franchi !

Entre nous, à mes yeux : le plus difficile n’est pas l’enseignement en CM2 !

Encore faut-il reconnaître qu’enseigner n’est pas dispenser une série de connaissances, mais maîtriser un savoir-faire : c’est un métier, cela s’apprend… et pour cela je suis allée à l’école normale, mes collègues à l’IUFM… mais -bon sang mais c’est bien sûr !- cela ne sert plus à rien puisqu’il suffit d’avoir bac + 5 pour enseigner !

 

Monsieur le Ministre, je suis triste et très en colère d’assister au dénigrement par les moyens les plus vils de cette institution qu’on nous enviait de par le monde : cette école maternelle qui permettait aux enfants d’être accueillis dès deux ans gratuitement, partout sur le territoire français, quelles que soient les conditions socioprofessionnelles des parents, et qui plus est dispensait éducation et enseignement de qualité.

Du dénigrement au désengagement, il n’y a qu’un pas…  de la maternelle à l’élémentaire : ce sera le pas suivant ?

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en mon dévouement pour l'école de la République.

Muriel Quoniam           Maîtresse d'école en CM2                   ROUEN                                 

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Colloque du 4 octobre 2008 à Boulogne.

Colloque Samedi 4 octobre 2008

à l'Institut de Psychologie

Université Paris V René Descartes

71 av. Edouard Vaillant - 92 Boulogne

(Métro Marcel Sembat)

 

    REUSSITE SCOLAIRE

 OU

REUSSITE HUMAINE?

 

 Comment donner son plein sens à l'école?

 

Colloque organisé par le Collectif « école changer de cap »

 avec le parrainage

 de l'Association pour la Pensée Complexe, La Ligue de l'Enseignement, Sciences humaines,        

  et le soutien du site PedagoPsy.eu

  

Intervention d’Edgar Morin : Ecole  : les voies de l'humanisation   

 

Informations : Cliquer ci-dessous

         www.ecolechangerdecap.net 

 

 COLLECTIF ECOLE CHANGER DE CAP : Laurence Baranski, Marie Françoise Bonicel, Isabelle Canouï, Henri Charpentier, Olivier Clerc, Daniel Favre, Jacques Fortin, André Giordan, Maridjo Graner, Véronique Guérin, Claire Héber Suffrin, Georges Hervé, Jacques Lecomte, Brigitte Liatard, Edmond Marc, Bruno Mattéi, Edgar Morin, Aline Peignault, Brigitte Prot

Charles Rojzman, Théa Rojzman, Vincent Roussel,  Claire Rueff Escoubès,

Armen Tarpinian,  Édith Tartar Goddet.

 

Programme du Colloque


    9h : Ouverture des portes et accueil (avec café)

 -         10h/10h15 : Allocution de bienvenue de Mr François Marty, directeur de l’Institut de Psychologie. Présentation d’InteractionsTP-TS et du Collectif Ecole changer de cap, Laurence Baranski

 -         10h15 à 11h 55: Table ronde, Le développement de l’esprit démocratique (100mn)

Modératrice : Laurence Baranski

Intervenants : Charles Rojzman, Jacques Lecomte, Claire Héber-Suffrin, Claire Rueff-Escoubès

 -         11h55/12h45 : Première partie de la Table-ronde, La formation des élèves (50 mn)

Introduction et modération  : Edmond Marc

Intervenants : André Giordan, Maridjo Graner, Brigitte Liatard, Vincent Roussel

-         12h45 : déjeuner

-         14h00/14h55 : Deuxième partie de la Table-ronde, La formation des élèves (50mn)

       14h55/16h45 : Table-ronde, La formation des enseignants (100mn)

Introduction et modération  : Martine Fournier

Intervenants : Bruno Mattéi, Marie-Françoise Bonicel, Brigitte Prot, Véronique Guérin

 -         16h45 : Pause

 -         17h/18h : Intervention d’Edgar Morin. Ecole : les voies de l’humanisation

 -         18h : Conclusion, Armen Tarpinian

 

 

Inscriptions avant le 28 septembre : contacter Maridjo Graner

au 01 48 25 90 63

ou écrire à l'adresse suivante :

contact@ecolechangerdecap.net

Fiches d’inscription sur : www.ecolechangerdecap.net 

 

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Colloque FERNAND OURY Les 1 et 2 Novembre 2008

 

Université Paris X- Nanterre, Hall du bâtiment B, 200 av. de la République

92 001 Nanterre cedex

Gare RER/Métro/ SNCF : Nanterre- Université

Jacques Pain et l’Ecole Doctorale 139  vous convient à cet événement  exceptionnel. Avec la participation et l’appui des groupes de Pédagogie Institutionnelle, de Pédagogie Freinet, de Pédagogies différenciées et différentes.

 

CES PÉDAGOGIES QUI RÉUSSISSENT.

LA PÉDAGOGIE CONTRE LA SÉLECTION ?

 

Les 1 et 2 novembre nous réunirons à Nanterre- Paris X toutes celles et ceux qui sont parties prenantes pour réfléchir, penser, à l’éducabilité, de la maternelle à l’université :

 Etudiants, enseignants des écoles, des collèges et lycées, des universités, formateurs des IUFM, cadres de formation, travailleurs sociaux, parents d’élèves ; la réflexion est ouverte.

Nous le ferons en hommage à Fernand Oury, cet instituteur nanterrien, « inventeur » de la pédagogie institutionnelle, qui nous a quitté il y a dix ans, à La Borde (Cour Cheverny), dans la clinique dirigée par Jean Oury.

Educabilité à la mesure du « sujet », à l’accueil « irréfragable » des uns, des autres, dans le champ complexe et mutant du 21è siècle « mondialiste ».

En 2050 en Europe une personne sur deux ne sera pas originaire du pays où elle demeure. Que penser dès lors pour l’école et pour l’université européennes ? Comment enseigner en dehors des cultures, ou n’en pas tenir compte ?

La France a un problème d’école ! De l’hexagone « sensible » jusque dans les DOM-TOM, elle  est scolairement  et sélectivement « échouée » !

Des milliers d’intelligences sont maltraitées, négligées, laissées pour compte. L’avenir de la France est aussi, plus que jamais, dans ses banlieues.

 

Accueillir la difficulté ? Ou choisir la réussite standard ?

Cette question anthropologique mal posée qui occupe bien des champs sociaux est une question de Pédagogie et de Sciences de l’Education. C’est une question d’ « Educateurs » et d’Education, de responsables.

 L’échec scolaire et universitaire affiche le problème. L’évaluation des résultats, souvent liée à des jugements de valeur, des  constats impersonnels, ne pense jamais l’histoire et la culture des populations et leur évolution. A Nanterre, dans les banlieues des « quatre coins » de France, et dans leur prolongement et source Outre Mer, de jeunes populations émergentes prétendent avec compétence à l’école et à l’université.

Or on confond évaluation et audit, la pédagogie et  ses objectifs. L’évaluation est une partie intégrante et conscientisée de la pédagogie. Elle est de l’ordre du collectif, un collectif où le respect des personnes prime sur le classement et la note.

L’évaluation, nous enseignent les pédagogues, est d’abord la réussite de la pédagogie. Le résultat en qualité humaine dès lors l’accompagne.

Célestin Freinet et Fernand Oury le disaient simplement : les méthodes actives, intégrant les Sciences Humaines  et la Psychologie, la Psychanalyse, ne font pas moins bien à l’école, ou aussi bien, mais : mieux !

Mieux que les méthodes traditionnelles que l’on nous ressert aujourd’hui, malgré leur défaillance « massive » en France, en Afrique, en Amérique Latine ou même au Japon !

Quelle école, quelle université, nous préparent les élites installées de la République libérale, dans la grande marche en avant des quartiers  défavorisés, des décrocheurs de tous milieux, des écoles, collèges et lycées, de nos universités ?

Les « doctorants » de l’université d’aujourd’hui et de demain viennent de tous les milieux, en particulier à Paris X. Et tant mieux ! Ils viennent de nos écoles de quartier. Ils pensent et discutent, dans de nombreux forums de la pensée, métissant le savoir. Notre école doctorale, ses UFR, et les Sciences de l’Education leur sont attentifs. Il nous faut beaucoup de « doctorants », de tous les âges de la vie.

L’Europe c’est la pensée « européenne », les cultures multiples et la mixité sociale, les transversalités humaines. Dans un monde plus serré, plus proche, plus « universitaire », l’Education et l’Ecole se feront tout au long de la vie.

Nous avons des réponses ! Parfois depuis deux cents ans ! Beaucoup d’entre ces pédagogues, d’entre nous, ont pensé la « difficulté », et répondu aux échecs du « système ». Depuis longtemps ! La preuve est faite.

Les deux défis du 21è siècle :

Transmettre, sans pré-juger ?

Eduquer, quoi qu’il arrive ?

 

Projet indicatif d’organisation : (ouvert et amendable)

Samedi 1è Novembre 2008

Le matin :

Actualité de la pensée de Fernand OURY, 1è table ronde :

Mireille CIFALI , Francis IMBERT, René LAFFITTE, Lucien MARTIN, Philippe MEIRIEU, Jean OURY, Jacques PAIN…..

L’après midi :

Ateliers multiples de pédagogies « institutionnelles différentes »,

De la maternelle à l’université.

L’autre école.

( De 30 à 40 groupes de pédagogies actives sont attendus. Nous envisageons des Ateliers de Pratiques, des Ateliers de Films sur les écoles et les classes, des Ateliers sur thèmes)

Dimanche 2 Novembre 2008

Le matin :

De la maternelle à l’université.

Ateliers multiples (suite). (Nous préciserons)

Nous aurons en parallèle un travail de discussion et de mise en situation sur l’ Inspection, l’Audit, l’ Evaluation des pratiques enseignantes.

Evaluer, oui mais comment ?..

L’après midi :

La pédagogie a de l’avenir, 2e  table ronde.

Symposium international. (Les intervenants seront arrêtés en septembre)

(Enseigner, Apprendre à enseigner, Apprendre à apprendre… Nous prévoyons des interventions théoriques et des exemples de réussite « en dépit de… »  à l’école)

Sollicité(e )s :Antoine Prost,Claire Héber-suffrin, André Legrand…….

Les Tables Rondes et les Ateliers et Temps les plus importants seront mis en ligne, dans la série des Cahiers de l’Ecole Doctorale : http://www.cahiers-ed.org  

Inscriptions : pain.jacques@orange.fr si possible avant le 30 septembre 2008.

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En quoi la réciprocité construit-elle des solidarités ?
Rencontres internationales 27 – 28 – 29 – 30 novembre 2008
Génocentre – Evry - France

Ces rencontres seront une construction collective pour tenter de répondre

ensemble à cette question (En quoi la réciprocité construit-elle des solidarités ?), en terme d'analyses à partager et d'actions à envisager.

Les interventions proposées sont des inducteurs de réflexion commune et de partage d'expériences.

Structuration de chaque journée

Ø autour de la même question : La réciprocité comme processus de construction :

- des personnes (conscience de soi, connaissance de soi, estime de soi, dignité, rôles et places, mise en mouvement…) ?

- du social (relations interpersonnelles, relations intergénérationnelles, relations interculturelles, vivre ensemble, construction des institutions, instituant/institué, rapports aux institutions…) ?

- des savoirs et de l’apprendre (point de vue pédagogique, culturel, quels savoirs pour aujourd’hui…) ?

Ø avec trois perspectives :

- La réciprocité comme stratégie ?

- La réciprocité comme chance et recours ? - La réciprocité comme résistance ?

      Et une même modalité pédagogique d'animation des ateliers et tables-rondes :

Convergences et diversités de nos expériences et de nos analyses ?

Ø      Publication

Nous avons l'accord des Editions Chronique sociale pour qu'un ouvrage soit issu de nos travaux. Ce qui signifie que nous devrons « récupérer » un maximum d'intervention par écrit et qu'une prise de note puisse être envisagée dans cette perspective.

Pour tous renseignements et inscriptions , contacter Claire Héber-Suffrin  claire.hebersuffrin@wanadoo.fr

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La question des langues

Dans le bulletin de la région "Vivre en Languedoc-Roussillon", j'ai lu le même article (même contenu, même format) en occitan et en français et ça m'a donné une idée. Pourquoi ne pas éditer des articles en trois langues: langue régionale, langue nationale habituelle et langue internationale? Une manière de considérer avec la même intensité nos racines, notre nation et la planète entière. Une façon de garder conscience de l'autre, des diverses réalités.


 La question des langues s'invite en France (décisions mal placées et contradictoires des députés et des sénateurs). Elle se pose aussi en Europe où, à 27, beaucoup de langues maintenant s¹estiment traitées inéquitablement par les institutions européennes. L'anglais colonise des mentalités et des résistances de plus en plus sérieuses apparaissent. La question des langues atteint le monde entier; pensez par exemple à ce que provoquent des frontières tracées en ligne droite au milieu de différentes contrées, ou quand la langue commune est celle de l¹ancien colonisateur.

Après deux guerres mondiales dans le cadre des nations, après une première mondialisation ratée par irrespect des libertés dans l'ex-URSS et une seconde étasunienne en perdition, une forte tentation de repli de chaque communauté sur son territoire se comprend. Les risques d'attachements aux ³racines² avec fermeture sur des nationalismes étriqués se multiplient. Comment éviter cela?

Une langue internationale? laquelle?

 Chaque langue porte une culture et chaque culture possède sa langue. L'anglais ne convient pas comme langue internationale:

-         Il supporte un système économique contesté et condamné écologiquement.

-         Il reste une langue maternelle et ne peut mettre ethnies et cultures à égalité. Ceux qui l'entendent dès le ventre de leur mère sont favorisés.

-         Par contre, il existe une langue non-maternelle, à vocation universelle dès son invention, très logique et disposant de ce fait de capacités de traduction remarquables: c'est l'espéranto. Les espérantistes ont depuis longtemps abandonné l'idée de supplanter les langues maternelles!  La diffusion de l'espéranto pourrait se négocier au cas par cas auprès de chaque langue - régionale ou nationale - intéressée. Un dispositif réciproque («racines" locales garanties contre diffusion de l¹espéranto) pourrait se révéler un excellent contrepoids aux nombreux risques de micro-nationalismes exclusifs, comme à ceux, standardisateurs, du rouleau compresseur anglais.
Si les racines de l'espéranto sont européennes, sa logique est universelle. Qualité essentielle pour devenir la langue de service de la planète. Elle permettrait une communication mondiale plus spontanée, largement libérée de traductions coûteuses ou peu fiables.

L'espéranto n'est soutenu par aucun empire économique, ethnique ou religieux. Il n¹est donc pas dangereux pour la diversité. Il vit de bénévolat depuis 121 ans et se développe; mais ne peut concurrencer sérieusement l'anglais qu'avec des alliés. Les langues régionales et les petites langues nationales peuvent le devenir pour assurer au mieux leur durée sans se couper des autres.

 Michel Portal        imel <michel.portal2@wanadoo.fr>

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Informations :

Un plaisir de collège :

Un ouvrage de Luc Cédelle présenté par Claude Lelièvre sur son blog de Médiapart, le quotidien en ligne créé par Edwy Plénel : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-lelievre/010908/luc-cedelle-un-pedagogo-au-monde.

Luc Cédelle y présente le collège innovant Clisthène ouvert à Bordeaux en 2002, que l’on peut découvrir sur http://clg.clisthene.bordeaux.ac-bordeaux.fr/fr/index.html

Sur les 3 collèges pionniers ouverts en 2001, il en subsiste deux : celui de la Maronne (à St Martin Valmeroux Cantal) http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/college-valmeroux/ et le Collège Anne Franck http://clg-frank-72.ac-nantes.fr/

Claude Lelièvre commente l’actualité de l’Ecole sur son blog : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-lelievre/ On trouvera la liste des articles qu’il a écrit ces derniers mois.

 Un dossier sur l'adolescence

-         La violence adolescente: Pourquoi sa gestion est-elle devenue plus difficile? Par Aldo NAOURI, pédopsychiatre et psychanalyste

-         Un modèle complexe des motivations humaines; Application à l'éclairage de la crise adolescente. Par Daniel et Catherine FAVRE

-         Former des enseignants aux relations humaines pour prévenir et réguler la violence à l'école: luxe ou survie? Par Marie-Françoise BONICEL

Des livres:

-         L'école enfin expliquée aux parents par Pierre Madiot et les Cahiers pédagogiques
Sur l'adolescence:

-         Eduquer ses enfants:  L'urgence aujourd'hui, par Aldo Naouri

-         Les ados et leurs croyances par Philippe Le Vallois et Christine Aulenbacher

-         Les troubles psychiques à l'adolescence par François Richard

-         La destructivité chez l'enfant et l'adolescent par Jean-Yves Hayez

-         Communiquer avec les ados sans se les mettre à dos par Jean-Marc Louis

-         Le génie adolescent par Philippe Gutton

-         Transformer la violence des élèves par Daniel Favre

Sur le site: http://www.PedagoPsy.eu

Transformer l'école

L'utopie du quotidien

Par Dominique Vachelard

Préface Philippe Meirieu

Une contribution pour valoriser les initiatives pédagogiques de l’éducation nouvelle, réaffirmer leurs fondements pédagogiques, cognitifs. La gestion de l’espace en classe. L’apprentissage linguistique. L’entraide entre élèves.  La place des parents. L’ouverture culturelle…

Extrait de la préface de Philippe Meirieu

« Loin des représentations caricaturales du « pédagogisme » qui exploiterait la facilité et basculerait dans la démagogie en s’agenouillant devant les intérêts immédiats des élèves, la véritable pédagogie est une aventure intellectuelle de haut niveau. Elle cherche obstinément à transmettre, mais en donnant prise à l’intelligence de l’autre: en formant les élèves à « l’utilisation experte d’outils conceptuels », en plaçant les enfants et les adolescents en situation d’acteurs dans des dispositifs qui les « tirent vers le haut », en proposant aux élèves d’être « producteurs » de science et de textes et en incarnant, dans cette démarche, un niveau d’exigence qui contraint d’aller toujours plus loin vers l’intelligence d’eux-mêmes et du monde…

Certes, la pédagogie sait que l’intelligence est un pari contre le caprice mondialisé, la pédagogie représente une « utopie du quotidien », mais elle est aussi notre seule véritable planche de salut.
Dominique Vachelard nous le démontre admirablement. Bienvenue dans une école intelligente. De l’intelligence et pour l’intelligence. »

"Transformer l'école, l'utopie du quotidien"

Dialogue N° 128 « Handicapés ou "autrement capables" ? Histoire d’intégration »

Les rencontres avec des situations de handicap incitent à reconsidérer les pratiques éducatives dans et hors l’école et d’envisager le milieu ordinaire sous un éclairage différent. Les pratiques d’intégration des personnes handicapés en milieu scolaire ou professionnelle nous font réfléchir sur l’aide et l’accompagnement, l’individualisation et l’individuation, l’assistanat et l’émancipation et fait reculer tout idée de fatalité ou de dons.

Par ce numéro Dialogue interroge la notion de handicap, apporte des témoignages et des analyses de pratiques d’intégration, donne des informations sur les dernières lois et l’évolution des neurosciences.

C’est la réalité du « tous capables » qui est décrite ici et la nécessité d’enrichir un groupe de l’altérité au bénéfice de tous et de chacun.

Prix (port compris) : 8,57 euros              Commande au GFEN : 01 46 72 53 17 / www.gfen.asso.fr

Pratiques Freinet en maternelle : des témoignages vivants sur DVD

Coffret 4 DVD 

Coordination : Martine Roussel

 

Ces images sont destinées à étayer la réflexion, ouvrir des pistes, rassurer, analyser, approfondir… 

Ce DVD est l’invitation à une visite virtuelle en images de classes Freinet.

Plus de 10 heures d’images d’enfants au travail, d’adultes en recherche.

- le quotidien en petite, moyenne et/ou grande sections ;

- des séquences classées par thèmes et commentées ;

- un accès par des menus à 100 séquences de 1 à 20 min.

Un livret de 16 pages inclus, avec mode d’emploi et transcription intégrale des menus. 

http://www.icem-pedagogie-freinet.org/ secretariat@icem-freinet.org

 

Aux marges de l’écriture

Le 28 juillet, nous vous avons annoncé la sortie, dans la collection “Aux marges de l’écriture”, de :
Un alphabet pour une Gabonite, de Andrée Brébant-Cogniard 99 pages – 11 euros

Le lien hypertexte ci-dessous, extrait du site Internet de Livre au Centre, vous permettra d’en déguster la couverture.
http://www.livreaucentre.fr/?id_page=499

Formation à l’animation d’écriture

Stages « se former à l’animation d’écriture » les 09_10 octobre

et 24_ 25 _ 26 novembre 2008

Stages suivants : 26 – 27 mars et 26– 27 – 28 mai 2009

Stage « s’initier à l’animation d’écriture » Les 13 novembre 2008 et 08 janvier 2009

12 Rue N.D de Recouvrance

45000 ORLEANS

http://vivreetlecrire.free.fr/vefa.htm

Renseignements au tél. fax : 02 38 62 32 38

Vivre et l’Ecrire Formation -Animations

Association pour l’expression personnelle par l’écriture

Pédagogie: le devoir de résister[11]

de Philippe MEIRIEU

Un livre qui fait du bien et qui donne des armes

NOTE DE LECTURE par Pierre FRACKOWIAK

 

Tant d'énergie dépensée par tous ceux qui se sont efforcés au fil des années de transformer l'école pour qu'elle réponde à la fois aux enjeux d'une société en mouvement et à une conception moderne de l'homme et de la démocratie, tant de générosité et tant d'ambition, pour voir le triomphe du conservatisme…

Tant de pièges à déjouer jusqu'à la médicalisation des problèmes éducatifs qui dessaisit les enseignants de la grandeur de leur fonction, la technicisation de l'enseignement qui dissimule les vrais problèmes sous des aspects pseudo scientifiques, "l'évaluationnite" qui évalue les élèves sans analyser les pratiques qui les conduisent là où ils sont, l'état de l'opinion publique manipulée qui fait que même les victimes de l'école d'antan revendiquent son retour…

Tant de mauvais procès faits aux prétendus "pédagogistes", de caricatures, d'approximations, de méconnaissance de la réalité de la vie des classes, d'inculture historique…

Tant d'aides espérées chez ceux qui affirmaient que l'éducation était au cœur de leur projet et qui, conditionnées par la maladie de l'électoralisme à court terme et parfois manquant de courage, ont fait défaut en fuyant le champ de la réforme.

Tant de complaisance et de complicité de soi-disant progressistes qui ont adopté des positions  plus réactionnaires encore que celles de conservateurs patentés…

La vie de ceux qui agissent pour changer l'école a été rude ces dernières années et elle l'est encore. Accusés de "fabriquer des crétins", alors qu'ils s'étaient investis pour construire une nouvelle école pour le 21ème siècle et que les progrès, certes insuffisants encore, étaient incontestables, ils commençaient à être saisis par le découragement, la résignation, le désespoir et parfois même le doute face à la puissance du conservatisme et à ses arguments de café du commerce. 2002 puis l'ère de ROBIEN, période horrible pour l'école, à faire baisser les bras aux pédagogues les plus engagés et les plus courageux. Penser que, dans 20 ou 30 ans, face au désastre de l'école, il faudra refaire la rénovation pédagogique des années 70, réinventer la loi d'orientation de 1989, remettre l'élève au cœur du projet éducatif, reprendre la réflexion sur le sens des apprentissages scolaires et sur la manière de former des citoyens responsables, rappeler que l'enfant de 2030 n'est plus celui de 2007 comme celui de 2007 n'était plus celui de 1900, ressortir des cartons les propositions inspirées par les grands penseurs de notre temps.

Le livre de Philippe MEIRIEU vient à point nommé pour leur redonner de la confiance, de l'espoir, du courage et des arguments. Il vient à point nommé pour faire comprendre à ceux qui le pensent qu'il est impossible de résoudre les problèmes d'aujourd'hui, pour les enfants d'aujourd'hui, avec les solutions d'autrefois. L'école serait le seul domaine de la vie d'une société où, considérant que les performances du TGV sont encore insuffisantes, on remettrait les diligences sommairement repeintes sur ses rails.    

Philippe MEIRIEU, avec la clarté, la culture, la sensibilité et l'intelligence qu'on lui connaît,  redonne d'abord de l'espoir aux rénovateurs de l'école, aux progressistes, aux enseignants qui, dans le cadre d'instructions officielles qui ont évolué de 1969 à 2002 dans une assez remarquable continuité républicaine, ont déployé des efforts considérables pour prendre en compte à la fois l'évolution des enjeux majeurs pour la société et l'évolution des enfants qui ont besoin de comprendre et d'agir pour apprendre. Son livre aurait pu être une préface au livre précédent, "Ecole: demandez le programme" (ESF Café pédagogique. Août 2006), mettant de la lumière sur les propositions qui y sont présentées. Il vient après mais il conviendrait de les associer dans nos lectures: l'un traçant des éléments fondamentaux d'un projet éducatif et d'un programme, celui-ci démontrant l'impérieuse nécessité de comprendre que "la pédagogie est au cœur de la modernité" (page 41) et qu'elle est le levier indispensable pour que "l'éducation ne reste pas une activité marginale au service d'une économie triomphante et qu'elle devienne ce qui irrigue toute la société et lui permet de se projeter dans l'avenir" (page 40). 

Le sens de l'histoire et la mise en perspective, le juste poids des mots, la complexité des contextes, les réalités et leurs représentations, les évidences et le démontage soigné  des partis pris  et des illusions y sont synthétisés pour éclairer la voie de la construction d'une école réellement démocratique.

La thèse, "Nous ne ferons face aux défis de la modernité que si nous sommes capables de nous recentrer sur le pédagogique qui, seul, nous donne la clé pour avancer dans les contradictions que nous avons à affronter", est forte. Sa pertinence est largement démontrée au fil de 11 chapitres parmi lesquels on distinguera quelques titres évocateurs: - éduquer, une vieille histoire - accompagner l'émergence de la liberté - les fondamentaux de la pédagogie - reconstruire l'autorité - instituer l'élève-sujet - ouvrir les possibles…

            Reprenant sa question initiale: "Faut-il en finir avec le pédagogisme?", Philippe MEIRIEU ajoute un chapitre consacré à une présentation d'une série de "penseurs" et "d'acteurs" célèbres qui ont pu ou auraient pu être combattus comme pédagogistes et qui ont su résister et nous permettre, aujourd'hui, d'espérer encore. On en compte 39, de Ibn Khaldun (1332-1406) à Ivan Illich (1926-2002) en passant par Comenius, Pestalozzi, Jean Bosco, Jean-Marc Itard, Pauline Kergomard,  Ferdinand Buisson, John Dewey, Francisco Ferrer, Maria Montessori, Ovide Decroly, Janusz Korczak, Célestin Freinet, Jean Piaget, Lev Vygotsky, Fernand  Oury, Paulo Freire…

            Philippe MEIRIEU pourrait être le 40ème, s'il n'était l'auteur du livre, ajouté à cette liste avec tous les enseignants progressistes qui, dans les classes au quotidien, depuis plus de 30 ans, s'évertuent à transformer l'école, à améliorer ses performances, à permettre aux élèves d'y être plus heureux.

            Un livre à lire parce qu'il "est bon pour le moral" et parce qu'il aide à résister et à évoluer.

Un livre à débattre car les pédagogues sont naturellement opposés à la pensée unique.    

Au secours ! Sauvons notre école !

Par Sébastien Clerc – Oh ! éditions – août 2008

NOTE DE LECTURE par Sylvaine MARANDON

 

C’est un livre qui émeut et fait réfléchir par sa sincérité et son bon vouloir, mais aussi par les faits alarmants qu’il rapporte et les remèdes qu’il préconise.

L’auteur est un jeune professeur de français dans un lycée professionnel de Seine Saint Denis. On peut s’attendre à ce que cela ne soit pas facile, son établissement cumulant deux handicaps… mais pas à ce qui est relaté dans la première partie, descriptive.

Les insolences calculées, le vandalisme à répétition (comme les extincteurs régulièrement vidés), les bavardages inextinguibles, sont le quotidien de ces classes – mais plus ou moins selon l’expérience de ceux qui essaient d’y faire cours. C’est pourquoi, invité à faire au moins une proposition dans l’émission « A vous de juger » du 4 septembre dernier, il a choisi de souhaiter une évidence : que tout futur enseignant soit formé à la gestion des groupes, notamment difficiles. Le Ministre, qui était présent, a proposé de son côté, la cohésion de l’équipe éducative – l’un n’empêchant pas l’autre, en vérité.

La deuxième partie énonce les causes, selon lui, de cette situation, mise sur le devant de la scène par l’autre livre dont on parle à cette rentrée, celui de Mara Goyet.

La troisième partie, enfin, propose des solutions sur lesquelles on peut revenir. Elles sont en tous cas présentées avec in réel souci du bien des élèves et l’amour du métier, même tel qu’il est vécu. Une phrase a été mise en exergue dans un journal récent : « Il n’est pas juste que ceux qui veulent travailler doivent tendre l’oreille pour entendre le cours. »

D’après l’auteur, ils ne sont pas assez soutenus par notre système, la gamme des sanctions est courte et surtout inefficace, étant principalement faite d’ « avertissements-papier » qui se succèdent… en vain. Il y a là un champ de réflexion à l’ordre du jour. Je lisais hier, dans Direct 8, qu’il ne fallait pas exclure, mais avoir recours à des travaux d’intérêt général dans le lycée. Qu’en penser ? D’autres solutions existent pour ces perturbateurs (10% selon S.Clerc) qui ne supportent pas le statu d’élève, mais étant des caïds, risquent d’entraîner la masse centrale du groupe.

Ces cas extrêmes sont des révélateurs à prendre au sérieux. Il existe toute une panoplie de propositions qui, sans rien révolutionner, permettront de remonter la pente sur laquelle notre enseignement est entrain de glisser.      

                                               Sylvaine Marandon, Présidente de la Fondation pour le progrès en éducation.

 

Sylvaine Marandon a accompagné sa note de lecture de ce mot d’encouragement à REVEIL :

Amie et partenaire de REVEIL depuis le début, je désire lui souhaiter, en cette rentrée, longue vie et prospérité, puisque la preuve a été faite que sa formule plaît et rend service.

Il s’agit de faire connaître les structures et pédagogies innovantes qui existent, ici et là, en France et à l’étranger. Il s’y joint l’annonce de manifestations intéressantes pour toute personne attachée au progrès en éducation, d’où qu’il vienne.

La tâche est poursuivie avec conviction, mais si l’on tient à REVEIL qui est, à la base, une association, on doit espérer raisonnablement que certains de ses lecteurs – ou de ses membres – s’associeront à son devenir.

Il y a lieu aussi de valoriser son passé : la Lettre de Réveil a publié des contributions méritant d’être conservées et rendues accessibles.

 

N.B. Un tri a été effectué, avec l’aide financière de la Fondation pour le Progrès en Education : les textes publiés de janvier 2001 à décembre 2007 sont recensés et classés par thèmes (3 critères) et par auteurs dans un document au format pdf ou sous forme de tableur Excel (5 critères de classement). Ces documents peuvent être transmis sur simple demande en doc. joint. Toutes les Lettres sont présentées sur le site de Réveil. Leur numérotation indique le mois (1er nombre) et l’année de parution (deuxième chiffre : 1 pour 2001, 2 pour 2002, etc.)

L’Ecole des roseaux se présente sur Internet :

http://www.ecoledesroseaux.com/presentation.htm
et une galerie photos ci,
http://www.flickr.com/photos/ecoledesroseaux/

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Quelques rappels…

à cotisation (non obligatoire) et autres !!!

Si vous voulez soutenir notre action.

R.E.V.E.I.L. est une association nationale ouverte aux personnes et  aux associations adhérant à ses statuts (disponibles sur son site Internet – ou sur simple demande à l'association) et notamment à leur article 2. Elle est parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES(†),  Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN. Son Président d’Honneur est le Docteur Guy VERMEIL(†).

La cotisation annuelle est modeste, presque symbolique : à partir de 10 €, mais elle est indispensable pour que l'association puisse continuer à fonctionner.

Merci aux personnes souhaitant soutenir notre action et, si possible, agir localement dans leur région, en adhérant à R.E.V.E.I.L. (ou en renouvelant leur adhésion pour 2008) de bien vouloir se signaler (chèques au nom de R.E.V.E.I.L. adressé à REVEIL, Centre culturel, 63500 PERRIER). Merci aussi et surtout à celles qui nous ont renouvelé leurs encouragements et leur soutien en 2007.

 

La version électronique de la LETTRE DE R.E.V.E.I.L. est diffusée gratuitement sans obligation d'adhésion à l'association. Elle peut être librement rediffusée auprès des personnes et des groupes intéressés. Pour la recevoir directement, il suffit de signaler votre adresse électronique à assoreveil@wanadoo.fr

Si vous n'êtes plus intéressé par cette LETTRE, il suffit de nous en informer par mail ou courrier postal.

 

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Prochaine lettre vers la fin octobre 2008.

Entre temps, quelques flash possibles selon l'actualité.

Enrichissez cette LETTRE par vos apports, vos questions, vos suggestions…

Contact : assoreveil@wanadoo.fr

Georges HERVE, adresse postale : 4 rue du Château 63500 PERRIER

 



[1] Pour les lecteurs rebutés par Internet, en voici un extrait : « Pour fixer le temps consacré par l'enfant à l'école, il faut tenir compte de ses possibilités physiologiques et de ses besoins psychologiques. Il ne devra pas excéder, entre 7 et 9 ans, 2 heures par jour et 10 heures par semaine. De 9 à 11 ans : 3 heures par jour et 15 heures par semaine ; De 11 à 13 ans : 20 heures par semaine ; De 13 à 15 ans : 25 heures par semaine.
Dans cet horaire seront incluses les séances de "travail dirigé". Ce travail sera véritablement dirigé de 11 à 15 ans. Il sera seulement contrôlé durant le troisième cycle et complètement libre dans les dernières années. En dehors de la classe, l'enfant devra pouvoir se livrer à toutes les activités de son choix : jeux, lectures, etc.
 »

[2] Il est évidemment impossible de reproduire ici les 20 pages de cette monographie ; citons simplement l’introduction : « Le présent travail forme le dessein de décrire et d’étudier l’expérience innovante dont l’école de Perrier est l’objet. Dans le souhait commun de "favoriser" la réussite de tous les élèves, une équipe éducative en étroit partenariat avec les associations locales (signature récente d’un Contrat Éducatif Local) œuvre quotidiennement à adapter les rythmes biologiques de l’enfant à sa journée d’élève. Pour bien intégrer l’évolution de cette expérience, le lecteur trouvera une clé chronologique qui facilite l’accès à toutes les étapes rapportées. Parallèlement, une entrée thématique pointe les principes particuliers, propres à l’action dépeinte. » et la conclusion : « Une suggestion finale serait de réorganiser les rythmes scolaires à une plus vaste échelle : d’abord locale, en étendant cette expérience aux communes proches susceptibles de s’intégrer, en qualité de nouveau partenaire, dans les fonctionnements existants… ; et puis, pourquoi pas, nationale… mais cela est une autre histoire. » En effet !

[3] Source : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/08Rentree_elem_Darcos.aspx

[4] Encore que des unités militaires privées sont apparues en Irak, par exemple, et que la sécurité des biens et des personnes représente un marché en plein développement.

[5] Contrairement à une idée répandue, le centralisme d’Etat ne date pas de la Convention : les Jacobins n’ont fait que s’inscrire dans une très ancienne tradition monarchique.

[6] Hubert Montagner, L’Arbre Enfant, une nouvelle approche du développement de l’enfant.

[7] http://assoreveil.org/montagner_maisons-petite-enfance.html

[8] http://assoreveil.org/montagner_creches-ecoles-enfantines.html

[9] http://assoreveil.org/lettre_3-6.html#_Toc130557942

[10] http://assoreveil.org/pisa_2003.html et http://assoreveil.org/sga_h-charpentier.html

[11] Philippe MEIRIEU, « Pédagogie: le devoir de résister». ESF. Août 2007.

 

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