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Propositions d’énoncé des principes qui guident l’action du collectif “ Pour une école
créatrice d’humanité ” constituant
une CHARTE
ETHIQUE L’école est l’affaire de tous. Elle représente
aujourd’hui un gâchis intolérable, qu’on y échoue ou qu’on y réussisse, tant
sur le plan humain que financier. Cela nous révolte. Toutes celles et tous
ceux qui partagent cet état d’esprit doivent pouvoir l’exprimer, en discuter,
et impulser dans tout le pays un débat sur la stratégie à mettre en œuvre
pour faire de l’école un lieu créateur d’humanité. Plus largement, notre mouvement s’intéresse à
l’éducation de tous, enfants et adultes. Nous nous sentons concernés par tous
les dispositifs éducatifs qui s’adressent aux enfants, scolarisés ou non,
scolarisables ou non, pour lesquels les principes ci-dessous s’appliquent
aussi. Pour que l’école soit un lieu créateur d’humanité,
il nous paraît fondamental 1. de refonder les objectifs de l’école sur les
valeurs de la coopération, de la solidarité et de la fraternité. Dans l’école, chacun apprend : a. à construire sa propre identité, à travers tous
ses cercles d’appartenance, b. à comprendre ce qu’il vit, c. à confronter son point de vue avec ceux des
autres pour construire une culture commune, d. à comprendre et respecter toutes les cultures et
les différences qui deviennent alors sources d’enrichissement mutuel.
Personne ne doit se sentir humilié ou exclu. 2. Il nous paraît nécessaire de rénover les
contenus enseignés et les méthodes de travail, ceci afin que les élèves
soient capables : a. d’adhérer au projet d’apprendre et d'être
acteurs de leur propre développement, b. de développer les capacités nécessaires à une
formation personnelle tout au long de la vie, c. de se former à l’auto-évaluation. L’école doit avoir de l’ambition pour chacun et
proposer des expériences suscitant chez les jeunes la fierté et la confiance.
3. Pour que ces objectifs soient atteints, nous pensons
nécessaire de favoriser : a. le fonctionnement coopératif de l’école. L’esprit
de compétition qui fabrique des “gagnants ” et donc des “ perdants ” doit
faire place à l’émulation, dans la construction de projets où chacun trouve
sa place et où s’opère la promotion de tous. Chacun – jeune et adulte – doit
participer à l’organisation du travail et de la vie de la communauté
scolaire. Les pouvoirs sont partagés, dans le respect des droits et des
devoirs de chacun. b. l’ouverture de l’école sur le monde, sur
la vie culturelle et sociale du quartier et de l’environnement. c. Le dialogue et la coopération entre les
différents co-éducateurs, et en premier lieu avec les parents. |