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- définir le stress
-
reconnaître les signes
internes et externes du stress
-
ne pas se laisser
« emporter » par son stress et le stress de l’autre
-
garder son calme dans
une situation difficile
-
agir sur le stress de
l’autre (colère, agressivité, abattement, angoisse…)
-
s’entraîner
méthodiquement à retrouver en soi l’état de calme
2 --- La
méta-communication
Cette
formation peut bousculer vos habitudes et vos croyances et dérangera peut-être
fortement certains d’entre vous. Pour diminuer votre stress - si c’est là votre
but - il vous faudra faire un retour sur vous-même, sortir de vos habitudes et
de vos certitudes et donc en un mot changer votre façon de voir les choses. Et
cela ne va pas être forcément confortable, cela provoquera peut-être des
agacements et des résistances. Cette formation demande une implication, voire
une remise en question : êtes vous prêt pour cette aventure ?
3 --- Cerveau automatique ou intelligent
Notre cerveau possède deux principales façon d’apprendre et de fonctionner :
· le mode automatique
· et le mode logique ou intelligent.
Le premier est recruté chaque fois que l’événement est perçu comme simple et/ou connu.
Le second l’est chaque fois que celui-ci est perçu comme complexe et/ou inconnu.
Le premier est utile pour gérer les actes automatiques. Il est par contre rigide et peu propice au changement et à la personnalisation. Il est donc générateur de stress, ce que confirment de nombreuses études de psychologie cognitive*.
Le deuxième est souple et adaptatif. Il permet l’accès à la logique, la nuance, l’intuition. Il permet aussi de faire baisser le stress, à la fois parce qu’il permet une meilleure adaptation aux événements mais aussi parce qu’il facilite la prise de recul.
La plupart du temps, le changement de mode mental se fait automatiquement selon les nécessités du moment. Mais divers conditionnements culturels ou croyances personnelles peuvent en faciliter ou au contraire en empêcher la bascule : « je suis comme je suis, on ne me changera pas » ou « ça ne sert à rien de réfléchir » etc.
Si l’on souhaite rendre plus conscient et volontaire le changement de mode mental à un moment donné, il est donc possible de modifier notre regard sur les choses, les autres et soi-même dans un sens ou dans l’autre. Les exercices suivants constituent des exemples de procédures destinées à faciliter de tels changements dans le sens du mode intelligent.
1- le mode automatique ou limbique (les 6 "piliers") :
Sur le mode automatique (MMA) ou limbique, notre cerveau constitue des « évidences » à partir d’une répétition de faits, de coïncidences. La validité adaptative (darwinienne) de ce mécanisme est statistique. Toutefois, ces « collages » irrationnels peuvent se faire sur des apparences trompeuses (coïncidences), sur des « vérités » personnelles (enfance, éducation), provisoires (évolution des cultures et des connaissances) ou locales (famille, pays). Or la déprogrammation de ces « certitudes » est beaucoup plus difficile que leur programmation. Nous ne « lâchons » pas facilement nos habitudes et nos croyances. De surcroît, lorsque nous sommes devenus « bornés dans nos certitudes », nous induisons souvent les faits que nous croyons constater.
Exemple : si nous prenons trop
en charge notre entourage, il se repose rapidement sur nous et nous pouvons
facilement constater qu’il est égoïste et irresponsable.
La
constitution de ces certitudes irrationnelles entraîne donc une fermeture
progressive sur nos expériences, considérées à tort comme universelles. Toutes
pensées ou attitudes divergentes sont alors considérées comme signe de bêtise ou
de mauvaise foi.
De là découle la constitution de jugements tranchés : vrai / faux, bien /
mal, honnête / malhonnête, bon sens / farfelu.
Le MMA est recruté chaque fois que la situation est perçue comme simple
et/ou connue.
Il se caractérise par les paramètres suivants :
* Néophobie / Rigidité / Dichotomie / Sensation de réalité / Empirisme
/ Grégarité
(voir
description détaillée page suivante)
2- le mode non automatique ou préfrontal (les 6
"potentialités") :
Rompre les cercles vicieux de la routine et des
« pseudo-vérifications » engendrés par le mode mental automatique
suppose de changer de mode mental.
En mode non automatique ou préfrontal (MMP), le cerveau recherche des relations
de causes et d’effets au-delà des apparences. La difficulté de cette mise en
évidence révèle la complexité de la réalité, bien au-delà de nos
représentations mentales. « La carte n’est pas le territoire ».
D’où la conscience que l’on peut auto-induire des faits que l’on croit « objectifs », être victime de faux-semblants, d’apparences, de « biais », et finalement tourner en rond dans un système clos. Il en résulte une ouverture croissante sur les autres et leurs visions du monde
Le MMP est recruté chaque fois que la situation est perçue comme complexe et/ou inconnue. Il se caractérise par les paramètres suivants :
* Curiosité / Fluidité / Nuance / Sensation de relativité / Rationalité
/ Individualité
(voir description détaillée page suivante)
Lorsque le Mode Mental se « préfrontalise », on peut observer une baisse de stress (Fuite, Lutte, Inhibition) au profit de l’état de calme (état dit d’Activation de l’Action) (voir fiche « Gestion Relationnelle du Stress ») :
0. stress
: c'est soit la peur, l’anxiété, l’angoisse (Fuite), l’impatience, la
colère, la violence (Lutte), le découragement, l’absence de désir, la
dépression (Inhibition)
calme : à l'inverse, c'est
bien sûr l’état de détente, propice à l’inaction, au repos et au mmeil mais
c’est aussi la capacité spontanée à observer, percevoir, réfléchir, s’adapter, agir
vite et bien, garder son sang froid etc.
* Cognitif : de l’ordre de la
connaissance, de la conscience. Les sciences cognitives s’intéressent à la
description et à la modification des mécanismes de la pensée.